Blablaterie

Je me suis fait cuisiner !

Hello to you ! Ça boum ? Comme l’indique le titre, Sexy boy s’est fait cuisiner sévère par une dame qui se fait appeler La Croc Niqueuse de Chroniqueurs. Pas de blog, juste un compte Facebook. Dommage pour ceux qui n’en ont pas (hein, toi là). Je vous laisse constater les dégâts, vous me connaîtrez un peu mieux par la même occasion.

Bonjour

Tout d’abord, parle-moi un peu de toi : Peux-tu me dire comment tu t’appelles, de quelle région tu viens, quel est ton métier…

Euloge, mec terriblement sexy, à cheval entre la Terre et Krypton. Me localiser sur la carte est une mission digne d’un Indiana Jones. Je fais dans le niquage de grand-mères, accessoirement dans l’informatique et le Petroleum Engineering.

L’anonymat, un choix ? Si oui, pourquoi ? 

Il n’y a d’anonymes chez moi que mon nom de famille et ma belle gueule pasque z’veux pas déclencher des émeutes inutilement. C’est déjà le putain de bordel dans ce bas monde, on ne va pas en rajouter. Ce serait de la beaugossité gratuite. C’pas morale.

Quelle chronique as-tu eu le plus de mal à écrire ? Et pourquoi ? 

« La Brèche » de je ne sais plus qui. Mon penchant pour l’averse lyrique est connu de tous, mais ce bouquin m’a coupé le sifflet et le fait de le lire pour un Prix littéraire n’était pas pour faire avancer le schmilblick. Chronique oblige. En général, lorsque je lis un livre, soit j’ai les mirettes en marmelade et fuis par tous les orrifices de mon corps de rêve, soit ma verge s’érige de kiffance. Mais avec ce truc, c’était le vide intersidéral. J’étais infoutu de dire si j’avais apprécié ou pas, et là encore rien d’anormal car d’après certaines langues de chattes, avec mes chroniques, on ne sait jamais si c’est du lard ou du cochon, mais  je n’avais surtout fichtre rien à débiter. Vous imaginez, Sexy boy manquer de mots… De façon générale, je n’ai pas d’âme mais je n’ai jamais été aussi hermétique face à un bouquin. Vie d’mammaire !

C’est quoi ton livre de chevet ? 

Au bonheur des dames de Emile Z. Mais j’en ai plein d’autres.

Quelle est  le livre que tu as lu mais que tu as refusé de chroniquer ? Pourquoi ? 

Il y a plein de livres que je ne chronique pas, soit par manque de temps, soit de volonté, soit juste la flemme. Car comme je disais à une certaine dame, ces magnifiques chroniques ne s’écrivent pas toutes seules. Même mon foutre a besoin qu’on le secoue pour gicler.

Le livre que t’aurais aimé avoir écrit ? Un extrait… pour nous faire comprendre. 

« Sodome et Gomorrhe » de Marcel Proust, rien que pour avoir écrit cette phrase :

« Sans honneur que précaire, sans liberté que provisoire, jusqu’à la découverte du crime ; sans situation qu’instable, comme pour le poète la veille fêté dans tous les salons, applaudi dans tous les théâtres de Londres, chassé le lendemain de tous les garnis sans pouvoir trouver un oreiller où reposer sa tête, tournant la meule comme Samson et disant comme lui : “Les deux sexes mourront chacun de son côté” ; exclus même, hors les jours de grande infortune où le plus grand nombre se rallie autour de la victime, comme les juifs autour de Dreyfus, de la sympathie – parfois de la société – de leurs semblables, auxquels ils donnent le dégoût de voir ce qu’ils sont, dépeint dans un miroir, qui ne les flattant plus, accuse toutes les tares qu’ils n’avaient pas voulu remarquer chez eux-mêmes et qui leur fait comprendre que ce qu’ils appelaient leur amour (et à quoi, en jouant sur le mot, ils avaient, par sens social, annexé tout ce que la poésie, la peinture, la musique, la chevalerie, l’ascétisme, ont pu ajouter à l’amour) découle non d’un idéal de beauté qu’ils ont élu, mais d’une maladie inguérissable ; comme les juifs encore (sauf quelques-uns qui ne veulent fréquenter que ceux de leur race, ont toujours à la bouche les mots rituels et les plaisanteries consacrées) se fuyant les uns les autres, recherchant ceux qui leur sont le plus opposés, qui ne veulent pas d’eux, pardonnant leurs rebuffades, s’enivrant de leurs complaisances ; mais aussi rassemblés à leurs pareils par l’ostracisme qui les frappe, l’opprobre où ils sont tombés, ayant fini par prendre, par une persécution semblable à celle d’Israël, les caractères physiques et moraux d’une race, parfois beaux, souvent affreux, trouvant (malgré toutes les moqueries dont celui qui, plus mêlé, mieux assimilé à la race adverse, est relativement, en apparence, le moins inverti, accable celui qui l’est demeuré davantage), une détente dans la fréquentation de leurs semblables, et même un appui dans leur existence, si bien que, tout en niant qu’ils soient une race (dont le nom est la plus grande injure), ceux qui parviennent à cacher qu’ils en sont, ils les démasquent volontiers, moins pour leur nuire, ce qu’ils ne détestent pas, que pour s’excuser, et allant chercher comme un médecin l’appendicite l’inversion jusque dans l’histoire, ayant plaisir à rappeler que Socrate était l’un d’eux, comme les Israélites disent de Jésus, sans songer qu’il n’y avait pas d’anormaux quand l’homosexualité était la norme, pas d’anti-chrétiens avant le Christ, que l’opprobre seul fait le crime, parce qu’il n’a laissé subsister que ceux qui étaient réfractaires à toute prédication, à tout exemple, à tout châtiment, en vertu d’une disposition innée tellement spéciale qu’elle répugne plus aux autres hommes (encore qu’elle puisse s’accompagner de hautes qualités morales) que de certains vices qui y contredisent comme le vol, la cruauté, la mauvaise foi, mieux compris, donc plus excusés du commun des hommes ; formant une franc-maçonnerie bien plus étendue, plus efficace et moins soupçonnée que celle des loges, car elle repose sur une identité de goûts, de besoins, d’habitudes, de dangers, d’apprentissage, de savoir, de trafic, de glossaire, et dans laquelle les membres mêmes, qui souhaitent de ne pas se connaître, aussitôt se reconnaissent à des signes naturels ou de convention, involontaires ou voulus, qui signalent un de ses semblables au mendiant dans le grand seigneur à qui il ferme la portière de sa voiture, au père dans le fiancé de sa fille, à celui qui avait voulu se guérir, se confesser, qui avait à se défendre, dans le médecin, dans le prêtre, dans l’avocat qu’il est allé trouver; tous obligés à protéger leur secret, mais ayant leur part d’un secret des autres que le reste de l’humanité ne soupçonne pas et qui fait qu’à eux les romans d’aventure les plus invraisemblables semblent vrais, car dans cette vie romanesque, anachronique, l’ambassadeur est ami du forçat : le prince, avec une certaine liberté d’allures que donne l’éducation aristocratique et qu’un petit bourgeois tremblant n’aurait pas en sortant de chez la duchesse, s’en va conférer avec l’apache ; partie réprouvée de la collectivité humaine, mais partie importante, soupçonnée là où elle n’est pas, étalée, insolente, impunie là où elle n’est pas devinée; comptant des adhérents partout, dans le peuple, dans l’armée, dans le temple, au bagne, sur le trône; vivant enfin, du moins un grand nombre, dans l’intimité caressante et dangereuse avec les hommes de l’autre race, les provoquant, jouant avec eux à parler de son vice comme s’il n’était pas sien, jeu qui est rendu facile par l’aveuglement ou la fausseté des autres, jeu qui peut se prolonger des années jusqu’au jour du scandale où ces dompteurs sont dévorés ; jusque-là obligés de cacher leur vie, de détourner leurs regards d’où ils voudraient se fixer, de les fixer sur ce dont ils voudraient se détourner, de changer le genre de bien des adjectifs dans leur vocabulaire, contrainte sociale, légère auprès de la contrainte intérieure que leur vice, ou ce qu’on nomme improprement ainsi, leur impose non plus à l’égard des autres mais d’eux-mêmes, et de façon qu’à eux-mêmes il ne leur paraisse pas un vice. »

Oui oui, c’est bien UNE phrase. 856 mots. Achevez-moi, je fonds comme une petite merde ! Ce mec me donne des putains d’orgasmes. D’abord on fait une pause de 69 minutes.

C’est bon, on peut y aller maintenant.

Tu portes quoi pour dormir ? 

Un slibard, ou rien du tout, on ne sait jamais qui peut se glisser incognito et grimper sur Eduardo. (Cherchez pas)

Sans le citer, quel est le comportement qui t’as le plus choqué/déçu /énervé… de la part d’un auteur ?   

M’en parle pas. Une salope de putain de sa race qui a égratigné ma gonz. Rien que d’y penser me fout la rage.

L’auteur mort ou vif que tu aurais adoré interviewer ?  

Zola sa mère ! Pasque je ne pense pas pouvoir résister à l’envie de m’enfiler Proust. Et aussi pasqu’y faut qu’il m’explique deux trois trucs, le bougre.

Une autrice ou auteur que tu trouves sexy ? 

Nina Dobrev, ça compte ? Bon bon, Christine Angot ? Mouhahaha ! La Mahira, sa voix plus qu’autre chose, est de celles qui, enfin tu vois quoi. Ah j’ai le droit de dire Jennifer Pourrat ? Plutôt pas mal dans son genre. Ah oui, y a la Zaddie Smith, je la bouffe crue, sans sel, sans sucre ! Et aussi Saphia Azzedine. J’me demande pourquoi y a ma langue qui frétille, là.

Quand tu jouis, tu te situes où dans l’échelle des décibels entre mordre l’oreiller et faire peur aux voisins ? 

Sexy jusqu’au bout, ma pouliche. Des petits grogrenements décrescendo, tu captes le délire ? T’façon je te fais une démo quand tu veux.

Le portrait chinois à ma façon :

Si tu étais un film ? 

À la recherche du bonheur.

Si tu étais une série ? 

90210. Je n’ai jamais décroché.

Si tu étais un auteur ? 

Proust madafucka !

Si tu étais une douceur ? 

Caramel.

Si tu étais une chanson ? 

Lose Yourself de Eminem. Ce morceau te fracasse la trombine et te retourne les tripes dans tous les sens.

Si étais une pose du kamasoutra ? 

69, parce que j’aime bien me faire lécher le cul.

Si tu étais un remède à l’humanité ? 

La tolérance, bordel !

Si étais une époque ? 

La guerre froide. Un peu de chaleur n’aurait pas fait de mal à ces gus.

Si tu étais une addiction ? 

La musicomanie. Sans musique, autant crever étranglé par la ficelle du string de Marine Lepen.

7 réflexions au sujet de “Je me suis fait cuisiner !”

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